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Surveillance électronique : 26 sénateurs américains demandent des comptes
1er juillet 2013
(Solidarité&Progrès)—Suite aux révélations d’Edward Snowden concernant l’espionnage en masse des citoyens américains et d’autres pays, 26 sénateurs américains ont écrit au directeur du renseignement national James Clapper le 27 juin, à propos de la surveillance des Américains par la National Security Agency (NSA). L’initiative a été lancée par le sénateur démocrate de l’Oregon Ron Wyden, mais les signataires incluent quatre républicains : Mark Kirk de l’Illinois, Mike Lee de l’Utah, Lisa Murkowski de l’Alaska et Dean Heller du Nevada, rapporte le Guardian de Londres. Parmi les questions soulevées, et auxquelles les sénateurs exigent une réponse, on trouve :
Les 26 sénateurs signataires de la lettre sont (avec en parenthèse la mention ’D’ pour démocrate et ’R’ pour républicain, suivie des initiales de l’Etat qu’ils représentent) : Ron Wyden (D-Or), Mark Udall (D-Co), Lisa Murkowski (R-Alaska), Patrick Leahy (D-Vt), Mark Kirk (R-Il), Dick Durbin (D-Il), Tom Udall (D-NM), Brian Schatz (D-Hawaii), Jon Tester (D-Mt), Jeanne Shaheen (D-NH), Dean Heller (R-Nev),Mark Begich (D-Alaska), Bernie Sanders (I-Vt), Patty Murray (D-Wash), Jeff Merkley (D-Ore), Mazie Hirono (D-Hawaii), Al Franken (D-Minn), Tom Harkin (D-Iowa), Chris Coons (D-Del), Maria Cantwell (D-Wash), Richard Blumenthal (D-Conn), Max Baucus (D-Mont), Elizabeth Warren (D-Mass), Martin Heinrich (D-NM), Tammy Baldwin (D-Wisc) et Mike Lee (R-Utah). Soulignons que malgré les dénis répétés de l’administration Obama, la NSA, en coopération avec le renseignement britannique (notamment le GCHQ), continue à rassembler massivement les données téléphoniques et internet des citoyens du monde entier. Le responsable des communications du Renseignement national Shawn Turner avait pourtant déclaré au Guardian de Londres que le « programme de collecte de métadonnées internet autorisé par la Cour responsable (FISA) a été interrompu en 2011 pour des raisons opérationnelles et d’allocation de ressources, et n’a pas été relancé ». Or, les deux journalistes du Guardian Glenn Greenwald et Spencer Ackerman écrivent le 27 juin que les documents qu’ils ont pu consulter montrent que la NSA continue bel et bien à collecter et à traiter massivement les données. D’autres révélations sont à suivre. Le Guardian entend publier bientôt un document montrant que la NSA peut stocker dans ses ordinateurs les données concernant un MILLIARD d’appels PAR JOUR, dépassant de loin les rêves les plus fous de la Stasi. Ce qui est en jeu, souligne Greenwald, est que « nous sommes en train de parler d’un système globalisé empêchant toute communication électronique d’avoir lieu sans qu’elle ne soit stockée par la NSA ». Ce n’est toutefois pas uniquement le gouvernement américain qui est pointé du doigt. Comme l’explique le journaliste d’investigation écossais Duncan Campbell dans un article du Monde : « D’après les documents divulgués par Edward Snowden, tout courrier électronique, fichier ou texte expédié d’Europe pour être traité aux Etats-Unis a toute chance d’être copié et analysé par un système britannique de surveillance dont le nom de code est "Tempora". Chaque bit d’information envoyé vers des liens écoutés est scanné, copié et conservé pendant trois jours, le temps que les ordinateurs des services de renseignement britanniques l’aient examiné et en aient extrait les informations concernant l’expéditeur et le destinataire. Les contenus de certaines communications spécialement surveillées sont alors sélectionnés et stockés de façon permanente. » Il est définitivement temps d’en finir avec un Empire britannique dont plusieurs médias français, incluant le Monde, continuent à nier jusqu’ici l’existence. |