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Hong-Kong : Une révolution de couleur britannique

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Les événements de ces dernières semaines à Hong-Kong, avec les dizaines – voire les centaines, selon certains témoignages – de milliers de personnes manifestants contre le projet de loi d’extraditions des prisonniers vers la Chine, portent les marques évidentes d’une « révolution de couleur », que certaines forces étrangères espèrent pouvoir exploiter pour déstabiliser la seconde puissance économique mondiale. Rappelons que Hong-Kong avait été accaparée par l’Empire britannique lors de la première Guerre de l’opium en 1842.


Le timing de la provocation ne pouvait pas être mieux choisi, entre le trentième anniversaire des manifestations de la place Tian’anmen et le 22e anniversaire de la rétrocession de Hong-Kong à la Chine par la Grande-Bretagne – avec, au milieu de ces deux dates, la rencontre sous haute tension entre Donald Trump et Xi Jinping à Osaka, en marge du G20.

Alors qu’en France on évoque ces développements avec des pincettes, les médias anglo-saxons ne se sont pas embarrassés de gants pour jeter de l’huile sur le feu. Le dernier gouverneur colonial de Hong-Kong lui-même, Chris Patten, est apparu tel un fantôme pour livrer ses commentaires d’ex-colon en chef.

La nature provocatrice est devenu manifeste le 1er juillet, jour anniversaire de la rétrocession de Hong-Kong, lorsqu’un groupe de quelques centaines d’activistes ultra-violents ont forcé l’entrée et envahi le Parlement, les visages masqués, coiffés de casques de chantier. Les émeutiers, qui font partie d’un groupuscule se nommant le « Mouvement pour l’autonomie de Hong-Kong » (Hong-Kong Autonomy Movement) et prônent la destruction des bâtiments officiels du pouvoir central chinois – ont arboré l’ancien drapeau colonial britannique au sein de l’hémicycle. Curieuse façon de défendre son indépendance...

L’ensemble des manifestants qui marchaient pacifiquement ce jour-là se sont démarqués de cette action. A Hong-Kong, bien qu’on soit prompte à critiquer Beijing, personne ne demande un retour à la loi britannique.

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