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Un sommet Trump-Poutine-Xi pour mettre KO le complexe militaro-financier

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S&P—Hier, Solidarité & Progrès a participé à la journée de mobilisation internationale organisée par l’Institut Schiller afin de promouvoir l’idée d’une rencontre au sommet entre Trump, Poutine et Xi Jinping. La relative détente survenue à la suite de la riposte iranienne du 8 janvier dernier n’est qu’apparente, et une telle rencontre permettrait de mettre hors-jeu les réseaux va-t-en-guerre anglo-américains, y compris ceux qui entourent Trump au sein de l’administration américaine et tentent de l’entraîner dans un conflit.

De Los Angeles à Melbourne en Australie, en passant par Mexico, Paris, Francfort et Berlin, l’Institut Schiller international et ses alliés ont organisé ce mercredi 15 janvier une journée d’action, faisant circuler l’appel dans ce sens d’Helga Zepp-LaRouche à travers des manifestations de rue et du lobbying citoyen auprès des institutions.

Une nouvelle approche

Lors de la conférence suivant sa rencontre avec Angela Merkel le 11 janvier à Moscou, Vladimir Poutine a mis en garde sur le fait que les événements actuels en Iran pourraient conduire à un emballement.

La guerre est déjà en cours là-bas – de faible intensité, mais c’est la guerre, a déclaré le président russe. Des gens meurent. C’est un fait. (…) Nous souhaiterions éviter toute action militaire majeure. [Mais] si cela devait arriver, ce serait une catastrophe non seulement pour la région du Moyen-Orient mais pour le monde entier.

Le 15 janvier, dans son discours sur l’état de la nation prononcé devant 1300 représentants des institutions russes, Poutine a appelé les cinq membres fondateurs des Nations unies – la Russie, les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni et la France –, chacun disposant de l’arme nucléaire, à prendre l’initiative de « développer une approche actualisée afin d’assurer la stabilité de la planète en prenant en compte les aspects politiques, économiques et militaires des relations internationales modernes ».

Le rôle de la Russie, et en particulier du président russe, est désormais devenu incontournable. Car Poutine est le seul dirigeant mondial capable de parler à chacune des parties, comme on a pu le voir dans les cas de la Syrie, de la Libye, de l’Ukraine ou de l’Iran. Wolfgang Ischinger, le président de la Conférence de Munich sur la sécurité, a loué la « méthode efficace » de Poutine pour résoudre la crise au Moyen-Orient. Quiconque veut être influent dans la région doit disposer « d’un pouvoir politique de persuasion, d’une diplomatie habile et d’un soutien militaire si besoin, a-t-il affirmé sur la chaîne allemande ZDF. C’est la méthode que Poutine utilise pour exercer son influence en Syrie, en Libye et certainement dans la situation autour de l’Iran ». Ce qui est d’autant plus notable car Ischinger passe difficilement pour un pro-russe.

Le 8 janvier, lors de sa conférence de presse faisant suite aux frappes iraniennes sur les bases américaines en Irak, Trump a proposé d’initier une approche totalement nouvelle à la crise : remplacer l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) en ouvrant de nouvelles négociations avec l’Iran et tous les signataires du JCPOA – l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, mais aussi la Russie et la Chine. Le Premier ministre britannique Boris Johnson, le 14 janvier sur la BBC, toujours cherchant à caresser Trump dans le sens du poil en vue d’un accord de libre-échange pour le Royaume-Uni, a emboîté le pas au président américain, déclarant que le Royaume-Uni devrait soutenir cette proposition. Ce qui n’a pas manqué de susciter la panique jusque dans les cercles proches de Johnson.

Détente, entente et coopération

Pendant ce temps, l’adversaire poursuit ses efforts pour saper toute possibilité de paix mondiale. Le jour-même de la mobilisation de l’Institut Schiller, la Chambre des représentants américaine a transmis au Sénat l’acte d’accusation contre Donald Trump, et un procès doit s’ouvrir dans les jours qui suivent.

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