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L’épidémie de géopolitique anglo-américaine fait des ravages

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S&P—Sans aucun scrupule, les faire-valoir du complexe militaro-financier transatlantique profitent de l’épidémie de coronavirus pour amplifier la propagande anti-chinoise. Les responsables américains – le vice-président Mike Pompeo en tête –, pris d’un accès de fièvre d’idéologie de guerre froide, multiplient les déclarations hostiles.

Bêtise raciste made in Occident

Avec l’épidémie du coronavirus « COVID-19 », qui touche actuellement la Chine, les élites médiatiques et politiques occidentales ont perdu une occasion de « faire preuve d’humanité », comme dirait un certain président français. Tel un réflexe de Pavlov, elles ont déployé toute une escadrille de commentaires condescendants, cyniques et humiliants, dignes de la guerre froide, laissant parfois même apparaître les préjugés néocoloniaux et racistes qu’elles prennent habituellement soin de dissimuler.

L’hebdomadaire allemand Der Spiegel, grand apôtre des « valeurs occidentales », en a donné un exemple indécent, en publiant à la une de son édition du 1er février la photo (ci-contre) d’un homme regardant son smartphone, équipé d’un masque, de lunettes de protection et d’un imperméable rouge, avec pour titre « Coronavirus, made in China » et sous-titre « Quand la mondialisation devient un danger de mort  ».

L’ambassade de Chine en Allemagne a immédiatement dénoncé une couverture « qui ne fait que semer la panique, provoquer des accusations mutuelles, voire répandre la discrimination raciale ». Sur les réseaux sociaux, certains internautes allemands ont rappelé que l’hebdomadaire avait déjà publié des unes racistes, comme « les espions jaunes » en 2007 ou « le péril jaune » en 1978, à l’époque du traité de paix sino-japonais.

Le 30 janvier lors d’une conférence de presse, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus, visiblement excédé par la mauvaise foi des journalistes occidentaux, a tenu à remettre les pendules à l’heure : « Je reviens [de Chine] si impressionné. (…) Je n’ai jamais vu ça de ma vie  », a-t-il expliqué. Et, se disant confiant dans la capacité des Chinois à maîtriser la situation, il a souligné : « Ils protègent le reste du monde ».

Pour sa part, la présidente internationale de l’Institut Schiller Helga Zepp-LaRouche a souligné le comportement exemplaire de la Chine pour son esprit de coopération, et a appelé l’Europe et les États-Unis à se joindre à la Chine pour combattre le coronavirus, comme l’ont rapporté l’agence de presse chinoise Xinhua et le magazine Beijing Review.

Les États-Unis et la Chine, la poutre et la paille

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, l’un des « chrétiens évangéliques » et néoconservateurs les plus virulents de l’administration Trump, a consacré la quasi-intégralité de son discours, prononcé le 8 février lors de la conférence annuelle de l’Association nationale des gouverneurs, à exercer des menaces à peine voilées à l’encontre des élus, les incitant à couper tout lien avec la Chine, y compris ceux entretenu à travers les associations d’amitié sino-américaine, les instituts Confucius ou les investisseurs et entreprises chinoises. « La Chine vous observe, elle vous travaille », a déclaré Pompeo, comme pour dire aux gouverneurs : « Nous vous observons, nous savons ce que vous faites, et nous ne voulons aucun échange amical entre vous et la Chine ».
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