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Le Président Trump vole dans les plumes des faucons du Pentagone

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S7P—Quelques jours après une élection présidentielle entachée de graves irrégularités, Donald Trump a congédié Marc Esper, le secrétaire à la Défense, le remplaçant par Christopher Miller, qui annonce vouloir mettre un terme à la politique de « guerre permanente » du complexe militaro-industriel.

L’issue finale de l’élection américaine est à l’image de la période que nous traversons : sans précédent et imprévisible. L’enjeu dépasse bien entendu Trump et Biden, car il s’agit ni plus ni moins de la paix du monde.

D’un côté, l’intronisation programmée d’une administration Biden, avec tous les faucons de guerre qui piaffent d’impatience à l’idée de pouvoir de nouveau déployer leurs ailes ; de l’autre, une équipe resserrée autour du président Trump, qui apparaît déterminée à se battre jusqu’au bout, sur le plan juridique, contre ce qu’il faut bien appeler une fraude électorale à grande échelle pour ne pas laisser la machine démocrate voler l’élection, et qui, dans la même dynamique, opère déjà un net virage en faveur d’une purge de l’administration des éléments va-t-en-guerre, à l’image de l’éviction le 9 novembre du chef du Pentagone Marc Esper.

Les journalistes adorent Biden, mais pas trop

Dans une attitude typique des lèche-cul qu’on leur connaît désormais, les médias français ont presque tous adopté le prêt-à-penser sur la victoire du camp démocrate et sur l’image d’un Biden rassembleur, modéré et intelligent – contrairement à cet affreux Trump diviseur, raciste et arriéré. Pourtant, quelques bémols apparaissent ici ou là, montrant que l’enthousiasme n’est que de façade.

Par exemple, Franck Dedieu dans le magazine Marianne compare « Flamby » à « Sleepy Joe », écrivant que Biden présente « une version américaine et réactualisée » de la capitulation de François Hollande face à son ennemi le lobby de la finance : « Pas d’impôt sur la fortune des super-milliardaires, pas touche à la toute-puissance des Gafam ». Le Journal du Dimanche rapporte quant à lui les inquiétudes de l’aile gauche du Parti démocrate sur les questions de sécurité nationale, notamment autour de la nomination de Michèle Flournoy à la tête du Pentagone, jugée « trop proche du complexe militaro-industriel ».

A lire : Joe Biden : que penser du parrain du Delaware.

En Europe, l’ancien député CDU et ancien vice-président de l’OSCE Willy Wimmer, rappelle sur RT que le peuple américain avaient voté pour Trump en 2016 car ils voulaient en finir avec les guerres sans fins menées par les administrations précédentes :

Sous la présidence de Barack Obama, Joe Biden, qui était alors vice-président, était en parfait accord avec la guerre des drones d’Obama et avec les guerres au Moyen-Orient ; il y a donc de fortes chances qu’il poursuive de la même manière que le Parti démocrate l’a fait dans les années 1990 et sous Obama.

Trump attaque le parti de la guerre

Le 9 novembre, le président Trump a évincé Marc Esper de son poste de secrétaire à la Défense. Son départ a été suivi d’une tornade de démissions, dont le chef de cabinet et deux sous-secrétaires. Les postes vacants ont été remplacés par des personnes connues pour leur loyauté envers le président et pour avoir participé à l’effort pour exposer le canular du « Russiagate ».

Parmi eux, les plus notables sont le nouveau secrétaire à la Défense, Christopher Miller, et son conseiller principal, le colonel Douglas Macgreggor. Le site Military.com présente le premier comme ...suite